Covid-19 : les eaux usées seraient un bon outil de surveillance de l’épidémie

Covid-19 : les eaux usées seraient un bon outil de surveillance de l’épidémie

Les particules virales du coronavirus présentes dans les eaux usées seraient utilisables pour suivre l’évolution de la pandémie, selon plusieurs équipes de chercheurs dans le monde. Un indicateur facile à mettre en œuvre dans les stations d’épuration.

Le 19 avril dernier, la Ville de Paris annonçait suspendre l’usage de son réseau d’eau non potable à la suite de la découverte de traces de génome du virus Sars-Cov2. Une contamination liée aux rejets des stations d’épuration en amont de la capitale. « Malgré les traitements subis par les eaux usées, des virus subsistent en sortie de station », pointait alors Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris chargée de la transition écologique, du climat, de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, et présidente de la régie Eau de Paris.

Car, outre dans les voies respiratoires, la présence du coronavirus a pu aussi être détectée dans le sang et les selles des personnes infectées, possiblement avant même l’apparition des symptômes. Une présence compatible avec les troubles gastro-intestinaux décrits chez certains patients. Des tests menés sur les eaux usées contenant les selles de ces personnes infectées pourraient donc permettre « d’évaluer aussi précocement que possible l’entrée et le niveau de circulation du virus dans les populations », indique Vincent Marechal, professeur de virologie au centre de recherche Saint-Antoine (Inserm, Sorbonne Université).